Quel statut d'entreprise choisir en 2022?

C'est décidé, 2019 sera l'année de la création de votre entreprise. Son projet a été bien étudié en amont et il pense qu'il lui permettra de gagner sa vie. Il est maintenant temps de réfléchir au choix du statut juridique. Avez-vous besoin d'un peu d'aide?

Comment le choix du statut juridique est-il déterminé?

Ce n'est pas un choix à prendre à la légère car il doit être vraiment représentatif de votre entreprise. De même, si vous faites une erreur, changer de statut juridique nécessite de nombreuses démarches qui pourraient vous faire perdre du temps. Par conséquent, il est important de choisir le bon statut commercial. Ce choix se fera selon plusieurs critères.

Au départ, la nature de l'activité peut déterminer cela. Un coach en communication n'optera pas pour le même statut qu'un créateur d'entreprise spécialisé dans l'assainissement de sites industriels. Le nombre de partenaires lors du démarrage de votre entreprise est également important. Si vous souhaitez adhérer ou envisagez d'adhérer prochainement, vous n'aurez pas besoin de choisir le statut "Société Unique".

De plus, votre situation économique et financière personnelle peut influencer votre choix. Une SA (Société Anonyme) nécessite un apport initial de 37 000 euros. Êtes-vous en mesure d'apporter cette contribution? Le régime social de l'employeur, mais aussi le type d'imposition des bénéfices doivent faire partie de sa réflexion.

Quels sont les différents états possibles en 2019?

Deux États ont la faveur des nouveaux chefs d'entreprise. La micro-entreprise (condition d'auto-entrepreneur ), séduite par la simplicité de démarrage et le fait de pouvoir l'associer à une activité salariée. Seul bémol, lorsque vous dépasserez les seuils, vous devrez passer à un autre état.

La SASU connaît également un grand succès, notamment auprès des jeunes entrepreneurs. Sans apport de capital initial, cet état est également facile à créer et permet de s'associer. Le gérant est considéré comme un salarié.

La Société Unipersonnelle permet à l'entrepreneur de travailler seul, sans apport de capital. Dans la plupart des cas, l'imposition sera sur le revenu.

L' EURL, quant à elle, s'adresse aux sociétés à plusieurs administrateurs, ils seront considérés comme des indépendants.

La SARL a un administrateur unique. Ce statut vous permet de vous associer à deux ou cent personnes. Selon la répartition, si le dirigeant est majoritaire, il sera considéré comme un travailleur indépendant. En cas de gérant minoritaire ou paritaire, il sera assimilé à un salarié.

Le SNC implique d'avoir au moins deux partenaires. La gestion de l'entreprise peut être partagée et l'entrepreneur devient un travailleur autonome. L'imposition se fera sur le revenu, avec possibilité d'impôt sur les sociétés dans certains cas.

Enfin, la SCOP, cette forme juridique permet aux salariés de "prendre le contrôle" de leur entreprise. L'administrateur doit être élu par les actionnaires majoritaires. Si seul un minimum de 30 euros est requis pour la SCOP SARL ou SA, ce montant passe à plus de 18 000 euros pour les salariés qui souhaitent créer une SCOP SA. Ils paieront alors l'impôt sur les sociétés.

Une petite note, il existe des comparateurs sur Internet qui vous permettront de prendre la bonne décision. Cet outil vous aidera à évaluer vos attentes et à choisir le statut juridique le mieux adapté à votre situation. Prenez le temps d'examiner tous les aspects avant de vous décider pour l'un ou l'autre.